Far breton : la championne du monde révèle la seule recette de grand-mère au beurre salé que vous ne raterez plus

Far breton : la championne du monde révèle la seule recette de grand-mère au beurre salé que vous ne raterez plus

Dans les cuisines bretonnes, le far breton règne en maître depuis des générations. Ce dessert traditionnel, à mi-chemin entre le flan et le clafoutis, a conquis les palais bien au-delà des frontières de la région. Aujourd’hui, une championne du monde de pâtisserie lève le voile sur la recette authentique de sa grand-mère, celle qui transforme ce gâteau rustique en véritable délice grâce à un ingrédient magique : le beurre salé. Cette version familiale, transmise de génération en génération, garantit une texture fondante et un goût incomparable. Préparez-vous à découvrir tous les secrets d’un far breton réussi à coup sûr, avec des explications détaillées qui rendront cette recette accessible même aux débutants.

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50

facile

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

1. Préparer les pruneaux

Commencez par faire macérer vos pruneaux dans le rhum ambré. Placez-les dans un petit bol, arrosez-les de rhum et laissez-les s’imbiber pendant au moins 30 minutes. Cette étape permet aux fruits de se gorger d’arômes et d’apporter une saveur profonde à votre far. Si vous préparez votre dessert àl’avance, vous pouvez même laisser macérer les pruneaux toute une nuit au réfrigérateur pour un résultat encore plus savoureux.

2. Faire fondre le beurre salé

Dans une petite casserole, faites fondre doucement le beurre salé à feu doux. Attention à ne pas le faire chauffer trop fort, car le beurre ne doit pas brunir ni fumer. Une fois fondu, retirez-le du feu et laissez-le tiédir. Le beurre salé est l’ingrédient secret de cette recette : il apporte cette note iodée caractéristique qui fait toute la différence avec un far ordinaire.

3. Mélanger les ingrédients secs

Dans un grand saladier, versez la farine et le sucre en poudre. Mélangez-les ensemble avec une cuillère en bois ou un fouet pour bien les incorporer. Cette étape permet d’éviter les grumeaux dans votre appareil (préparation liquide utilisée en pâtisserie) et garantit une texture homogène à votre far breton.

4. Incorporer les œufs

Cassez les quatre œufs directement dans le saladier contenant la farine et le sucre. Commencez à mélanger énergiquement avec votre fouet en partant du centre et en élargissant progressivement vos mouvements circulaires. Au début, la pâte sera épaisse et difficile à travailler, c’est tout à fait normal. Continuez à fouetter jusqu’à obtenir un mélange lisse et homogène.

5. Ajouter le lait progressivement

Versez le lait entier en trois fois, en fouettant bien entre chaque ajout. Cette technique permet d’obtenir une pâte parfaitement lisse, sans aucun grumeau. Le lait doit être à température ambiante pour faciliter l’incorporation. Après le dernier ajout, fouettez encore une minute pour aérer légèrement l’appareil. Vous devez obtenir une consistance fluide, similaire à celle d’une pâte à crêpes légèrement épaissie.

6. Parfumer l’appareil

Ajoutez l’extrait de vanille et le beurre salé fondu tiédi dans votre préparation. Mélangez délicatement mais soigneusement pour que le beurre s’incorpore parfaitement sans former de petites billes en surface. La vanille et le beurre salé vont créer une harmonie de saveurs qui caractérise le véritable far breton de grand-mère.

7. Préparer le moule

Préchauffez votre four à 180 degrés (thermostat 6). Beurrez généreusement votre moule à manqué avec un peu de beurre salé supplémentaire en utilisant un pinceau de cuisine ou un papier absorbant. N’oubliez pas les bords pour faciliter le démoulage. Vous pouvez également saupoudrer légèrement de farine après le beurrage pour un démoulage encore plus facile.

8. Assembler le far

Égouttez les pruneaux en conservant le rhum de macération. Disposez les pruneaux de manière harmonieuse au fond du moule beurré. Vous pouvez les répartir uniformément ou créer un motif décoratif selon votre envie. Versez ensuite délicatement l’appareil sur les pruneaux en veillant à ne pas les déplacer. Ajoutez une cuillère à soupe du rhum de macération directement dans l’appareil pour renforcer les arômes.

9. Cuire le far breton

Enfournez votre far dans le four préchauffé pour 50 minutes de cuisson. Le dessus doit prendre une belle couleur dorée et la lame d’un couteau plantée au centre doit ressortir propre. Si le dessus colore trop rapidement, vous pouvez le couvrir d’une feuille de papier aluminium en milieu de cuisson. La surface doit être légèrement bombée et ferme au toucher.

10. Laisser refroidir

Une fois la cuisson terminée, sortez le far du four et laissez-le refroidir complètement dans son moule. Cette étape est cruciale car le far continue de se raffermir en refroidissant. Ne tentez pas de le démouler tant qu’il est chaud, vous risqueriez de le casser. Un far breton se déguste idéalement tiède ou à température ambiante, jamais brûlant.

Célia

Mon astuce de chef

Pour un far encore plus moelleux, remplacez 100 millilitres de lait par de la crème liquide entière. Le secret d’une texture parfaite réside dans le respect des temps de repos : laissez reposer votre appareil 15 minutes avant de le verser dans le moule, cela permet à la farine de bien s’hydrater. Si vous n’avez pas de beurre salé sous la main, utilisez du beurre doux et ajoutez une pincée de fleur de sel dans l’appareil. Pour varier les plaisirs, vous pouvez remplacer les pruneaux par des raisins secs macérés dans du cognac ou même supprimer les fruits pour obtenir un far nature, tout aussi délicieux.

Un cidre breton pour accompagner la tradition

Le far breton s’accompagne traditionnellement d’un cidre brut artisanal de Bretagne, dont les notes acidulées contrebalancent parfaitement la douceur du gâteau. Pour les amateurs de boissons chaudes, un café allongé ou un thé noir corsé constituent d’excellentes alternatives. Les enfants apprécieront un verre de lait frais ou un jus de pomme trouble qui rappelle les saveurs du terroir breton. En version plus festive, un lambig (eau-de-vie de cidre bretonne) servi en digestif prolongera agréablement ce moment gourmand.

L’info en plus

Le far breton trouve ses origines au 18ème siècle dans les campagnes bretonnes, où il constituait un dessert économique préparé avec les ingrédients du quotidien. Son nom vient du latin farro, désignant une bouillie de céréales. Àl’origine, ce gâteau rustique se préparait sans pruneaux, uniquement avec de la farine de blé noir, des œufs et du lait. Les fruits secs ont été ajoutés plus tard, lorsque les marins bretons ont commencé à rapporter des pruneaux d’Agen de leurs voyages. Aujourd’hui, le far breton bénéficie d’une reconnaissance officielle et fait partie intégrante du patrimoine culinaire breton. Chaque famille possède sa propre version, transmise de génération en génération, avec ses petits secrets qui font toute la différence. La version au beurre salé, popularisée dans les années 1980, est devenue la référence des pâtissiers professionnels et a été consacrée lors de nombreux concours internationaux.

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